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Parlons bulles… #2 : Irena de de Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël, David Evrard, Walter Pezzali

Le 9 mars 2017

blog bd

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour le second rendez-vous de Parlons bulles…

Aujourd’hui je vais vous présenter une BD historique que j’aime beaucoup, il s’agit d’Irena. Cette saga se composera à therme de trois albums, deux étants sortis à ce jour. Le dernier est prévu pour 2018.

Cette saga est une bd historique mettant en lumière Irena Sendierowa. Ce que j’aime dans ce genre de BD, c’est qu’il me permet d’enrichir mes connaissances, en me poussant à aller plus loin que la bd elle-même. J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur cette femme en or, qui a pris d’énorme risque pour sauver plusieurs milliers d’enfants juifs polonais.

Je vous mets ici, quelques éléments biographiques que j’ai pu trouver sur internet, et en particulier sur Wikipedia.

Irena Sendlerowa née Krzyżanowska, le 15 février 1910 à Varsovie et morte le 12 mai 2008 à Varsovie, est une résistante (« Jolanta ») et une militante polonaise qui sauva 2 500 enfants juifs et qui fut déclarée Juste parmi les nations en 1965.

Irena Sendlerowa grandit à Otwock, dans une banlieue ouvrière de Varsovie. Elle a deux ans lorsque sa famille passe de Varsovie à Otwock, où son père, un médecin engagé dans l’action sociale auprès des familles pauvres, dirige un hôpital avec spa. Stanisław Krzyżanowski, le père d’Irena, soigne toutes les personnes. Irena leur rend visite et ils la connaissent très bien, il est aussi membre du Parti socialiste polonais. Il est mort des suites du typhus en 1917. Irena dit avoir vécu selon les enseignements de son père qui affirmait que les gens devaient être divisés en deux catégories : les bons et les méchants, leur race, leur religion ou nationalité n’avaient pas d’importance d’après lui. Sa fille, Irena s’est engagée avant la guerre dans l’Union de la jeunesse polonaise démocratique de gauche. L’antisémitisme a été pour elle extrêmement pénible à supporter et elle a donc participé naturellement à de nombreuses manifestations contre les discriminations des étudiants juifs à l’université de Varsovie.

Dès les premiers jours de l’occupation allemande, elle commence à travailler au service d’aide sociale à la mairie de Varsovie où elle organise l’aide aux pauvres4. Dans la section d’aide à l’enfant, un groupe clandestin sous la direction de l’écrivain Jan Dobraczyński se forme pour venir en aide aux enfants abandonnés qui sont légion à Varsovie après 1939. Cette aide concerne aussi les enfants sortis clandestinement du ghetto. Certains de ces enfants se sont enfuis par un trou dans le mur du ghetto, d’autres ont été sortis dans des camions de pompiers, des ambulances, sous les ordures… Le groupe prépare des faux papiers (certificats de naissance, enquêtes familiales) pour placer les enfants dans les orphelinats ou familles d’accueil.

Le gouvernement polonais en exil à Londres se charge d’envoyer des fonds et crée Żegota, une commission clandestine d’aide aux Juifs. L’action de Jolanta (nom de clandestinité d’Irena) est souvent liée à Żegota alors que ce mouvement n’a vu le jour qu’en septembre 1942 ; Irena et ses collègues opéraient depuis trois ans déjà. La commission et l’argent qui vient de Londres via les canaux clandestins sont néanmoins arrivés au moment où la vie de plusieurs milliers de personnes cachées du côté « aryen » était en jeu. Bien que les Allemands aient commencé à regarder de plus près les dépenses du département de l’aide sociale — une menace planait sur le groupe — les fonds ainsi alloués par la structure clandestine du gouvernement polonais en exil, ont permis de continuer l’action en contournant les contrôles entrepris à la mairie.

En décembre 1942, la Commission d’aide aux Juifs la nomme chef du département de l’enfance. Elle organise le passage clandestin des enfants du Ghetto vers les familles et les institutions à Varsovie, Turkowice et Chotomów (près de Varsovie).

Le 20 octobre 1943, elle est arrêtée par la Gestapo et emmenée à la prison de Pawiak ; malgré les tortures qui la laissent infirme à vie (bras et jambes brisées), elle n’avouera rien sur son réseau ; elle est condamnée à mort. Żegota réussit à la sauver en achetant les gardiens de la prison.

Irena recueillit tous les noms des enfants qu’elle avait sortis du Ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée sous un arbre au fond de son jardin, derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles ; mais la plupart avaient été gazées. Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d’accueil ou ont été adoptés.

Elle est reconnue Juste parmi les nations par Yad Vashem en 1965.

Irena_Sendlerowa_1942

Refermons cette petite parenthèse autobiographique, et revenons aux albums publiés chez Glénat.

J’ai lu et dévoré les deux premiers tomes, dès qu’ils sont sortis. Les dessins sont assez simple et souvent sombres, mettant parfaitement en lumière l’ambiance triste et morose de l’époque. Une époque difficile, où la peur était le sentiment principal ressenti par la population polonaise durant l’occupation nazie.

On découvre alors l’horreur de cette situation, la monstruosité de la vie dans le ghetto, en particulier pour les enfants. La peur des familles qui ont tout perdu, l’inquiétude des parents pour leur progéniture. On y voit, la famine, la maladie, la saleté, les actes immondes. Et au milieu de tout ça, pourtant, on découvre l’espoir, et le courage. C’est cette image que je retiens de ces albums. LE COURAGE et la bonté de quelques personnes, qui risquent tout, pour sauver les enfants qui n’ont pas demandé à vivre ces atrocités.

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Dans le second tome, un passage m’a particulièrement marqué, et je dois dire que c’est plutôt rare en BD, j’ai plus tendance à retenir les citations d’un roman.

Attends, même ceux qui refusent de sortir de chez eux sont en danger, de nos jours. Nul n’est à l’abri d’une dénonciation mensongère, ni même de mourir de faim. Alors, quitte à mourir, autant le faire pour le bien.

Je n’ai pas grand chose à ajouter, à part que cette BD est une petite pépite à mettre dans toutes les mains, dès 14 ou 15 ans.

A découvrir aux Editions Glénat !

Mention coup de coeur de Clédesol !!!

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