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Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys

Le 2 août 2016

Synopsis :

Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.

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Mon avis :

Ruta Sepetys est une auteure que je suis activement depuis quelques temps déjà, et pourtant je n’avais toujours pas pris le temps de lire son plus grand succès qui était dans ma PAL depuis de nombreux mois. C’est maintenant chose faite, et je me demande bien pourquoi j’ai autant attendu !

Lina vivait en Lituanie avec sa famille au début des années 40. Elle était heureuse et elle allait commencer des études artistiques, sa passion. Son père est alors un universitaire réputé, trop peut-être pour l’envahisseur Russe, alors en pleine expansion. Un jour, son père ne rentre pas. Lina et sa famille sont réveillés en pleine nuit, ils n’ont que quelques minutes pour prendre leurs affaires, sans aucune explication. La police militaire Russe est là, et elle ne plaisante pas.

C’est alors le début d’un long périple, celui d’un voyage au bout de l’enfer. Tout commence par un voyage dans des wagons à bestiaux, surpeuplés, pendant des semaines. Ils seront de moins en moins nombreux, faisant face aux conditions d’hygiène déplorable, à la faim, à la soif, à l’insalubrité.

Puis ils seront séparés en plusieurs groupes, Lina rejoindra avec sa mère et son jeune frère, un camp de travail de Sibérie, ou la lute pour survivre sera de tous les instants. Heureusement, l’entraide s’organise malgré tout au camp, parfois un simple geste, une main tendue, peut remonter le moral, et redonner le sourire.

C’est une histoire qui m’a profondément émue, j’avais bien entendu parler des déportations massives dans les kolkhozes sibériens, mais on ne s’imagine jamais assez l’horreur vécue par les malheureux déportés, souvent des innocents.

C’est un roman qui remplit amplement le devoir de connaissances, pour ne jamais oublier ce dont l’homme est parfois capable !

A découvrir d’urgence, chez Gallimard jeunesse, dans la collection Pôle fiction au format poche.

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