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Tu tueras le père de Sandrone Dazieri

Le 6 octobre 2015

Synopsis :

Petit garçon, Dante Torre a survécu à l’enfer de la séquestration. Il enquête désormais sur une vertigineuse affaire d’enlèvements d’enfants. Car son ravisseur sévit toujours…
« Meilleur thriller de l’année 2014 » selon Il Corriere della Sera, Tu tueras le Père est un véritable best-seller en Italie, vendu dans plus de dix pays et bientôt adapté en série TV.

Sous un soleil de plomb, un homme court, désorienté, le long d’une route qui mène à Rome. Luca, son jeune fils, a disparu lors d’un pique-nique familial dans le Pratoni del Vivaro, un parc naturel à quelques kilomètres de là. Les enquêteurs dépêchés sur place découvrent bientôt la mère dans une clairière, décapitée. Ils pensent que c’est lui, le mari, qui dans les affres d’une dispute conjugale, a tué son fils, puis caché le corps. Mais où ? Aucune trace de l’enfant, nulle part. Quand Colomba Caselli arrive sur les lieux de la reconstitution, elle comprend immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond… Colomba a trente-deux ans et des yeux d’un vert changeant. Elle est belle, instinctive, physique, mais elle n’est plus en service. Elle a pris un congé à durée indéterminée après avoir assisté, impuissante, à un événement tragique qu’elle nomme avec pudeur « Le Désastre » ; et qui l’a laissée très fragile. Cependant, même retirée de la vie policière, elle ne peut cesser d’être un flic et l’un des meilleurs. Le commissaire Rovere, son ex-patron, le sait : il lui demande comme une faveur de mener l’enquête pour lui, en toute discrétion, et d’aller consulter un expert du rapt et de la maltraitance infantile, Dante Torre, surnommé « l’enfant du silo ». Avec son allure de Bowie punk, maigre et toujours vêtu de noir, complètement phobique, dépendant, obsessionnel et paranoïaque, Dante a une approche très personnelle de son travail. Et pour cause : il a été enlevé lorsqu’il était un tout jeune garçon. Pendant onze ans, il a grandi dans l’exiguïté d’un silo à grains avec pour seul contact avec le monde extérieur un mystérieux individu qu’il appelle « Le Père ». À présent, l’enquête de Colomba le confronte à son pire cauchemar. Car, derrière la disparition du petit Luca, Dante reconnaît très vite la signature de ce « Père » jamais identifié, jamais arrêté. Mais si tel est le cas, pourquoi son geôlier aurait-il décidé de frapper à nouveau ? Et pourquoi tant d’années plus tard ? Colomba s’interroge : peut-elle vraiment se fier à son partenaire ? Ou bien Dante l’entraine-t-il, malgré elle, dans l’enfer d’une chasse aux fantômes ? Entre flashback, machinations et course contre la montre, Sandrone Dazieri construit un magnifique thriller qui plonge le lecteur dans un crescendo constant d’adrénaline.

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664 Pages

Les premières lignes : (à venir, j’ai oublié mon livre à la maison…)

Mon avis :

J’aime beaucoup les thrillers, mais je suis aussi très difficile en la matière, il me faut de la matière, mais il faut aussi que l’intrigue soit parfaitement maîtrisée. Les premiers échos venus d’Italie étaient plutôt bon en ce qui concerne ce roman, je me suis donc laisser tenter, et j’ai eu la chance de lire ce pavé en avant première. ^^

Car oui, c’est un pavé, il faut le dire, plus de 600 pages, ça n’est pas rien, et pourtant je ne les ai pas vu passer, je n’y ai rien trouvé de superflu.

En ce qui concerne l’intrigue ça commence tout d’abord par un pitch accrocheur et mystérieux, un enfant a peur, il est enfermé, depuis longtemps, et il a subi des tortures. On n’en sait pas plus. Puis nous plongeons dans l’histoire actuelle, un père parti en pique-nique avec sa femme et son fils, se réveille seul. Plus aucune trace de sa famille, il commence à les rechercher puis panique très vite. La police est appelée, et très vite elle retrouve le corps d’une femme décapitée, et les chaussures de l’enfant. Oui les chaussures, seulement, plus aucune trace du fils prénommé Luca. Les soupçons se portent très vite sur le mari, comme souvent dans ces cas là.

Le commissaire Rovere à des doutes, mais pour une raison étrange, il ne veut pas se mouiller. Il fait appel à sa collègue Colomba qui est encore en indisponibilité suite « au désastre » de Paris. Et il lui force la main pour qu’elle enquête discrètement sur cette affaire. Il lui demande de rencontrer Dante Torre, l’enfant du Silo, un homme qui a été kidnappé durant son enfance et séquestré plus de onze ans avant de réussir à s’échapper.

Dante est un personnage atypique, et un peu disjoncté. Mais il est tellement attachant. C’est un homme qui a été brisé durant son enfance, et qui souffre de graves phobies, mais qui a également une grande force en lui, plus qu’il ne le croit en tout cas. Il est très doué pour observer les faits, et en déduire des choses invisibles au commun des mortels. Il va donc seconder Colomba sur cette enquête très compliqué.

Très vite Dante comprend que le « Père » est derrière tout ça. Il s’agit de l’homme qui l’a enlevé, et que la police avait déclaré mort à l’époque. Chose que Dante a toujours refusé de croire. Si au début Colomba est plus que septique, elle va comprendre peu à peu que Dante a surement en parti raison, et ils vont finir par déterrer des faits anciens, et découvrir que la disparition de Luca n’est en fait que la partie émergée de l’iceberg. Tout cela ne va ne pas plaire à tout le monde. Tout d’abord parce qu’ils se mettent au travers de l’enquête en cours, le procureur avide de pouvoir et de reconnaissance qui lui a envie de très rapidement classer l’enquête va tenter de prendre des raccourcis et faire porter le chapeau à Colomba. Et ensuite, la personne derrière tout cette affaire va également pousser Colomba à la faute, et même tenter de la supprimer.

Bref, je ne vous en dit pas plus, mais sachez que l’enquête est vraiment dense mais parfaitement maîtrisée. Nous sommes absorbés par notre lecture dès les premières pages, et franchement on ne peut plus lâcher ce roman.

Les personnages sont intéressants, mon préféré restant Dante, sans hésitation. C’est un personnage tellement à part, il en est attendrissant. Malgré tout ce qu’il a vécu, on se demande comment il arrive à continuer. Colomba est une très bonne policière, elle a du sang froid, elle sait tenir tête à ses collègues masculins. C’est un univers assez macho, et c’est une belle femme.

Ce que j’ai aimé le plus c’est qu’au départ de chaque nouveau chapitre, nous avons un passage en italique qui retrace des faits anciens, et que peu à peu, tel un puzzle, les pièces vont s’imbriquer les unes dans les autres. On découvre ainsi que tout est lié, les faits nouveaux, l’enquête menée par Colomba à Paris quelques mois auparavant et ayant mené au Désastre, et la séquestration de Dante durant son enfance.

Quant à la fin, on découvre enfin l’identité du Père, et je n’en suis pas revenue, moi je dis chapeau. Puis il y a l’épilogue qui laisse sans voix, c’est comme si, il y a une fin dans la fin, une fin ouverte cette fois.

Bref, un très bon thriller, je découvre l’auteur avec ce roman, mais nul doute que c’est un auteur à suivre.

Je remercie Les Editions Robert Laffont pour leur confiance.

Ce roman sera disponible dès le 8 octobre 2015 en librairie dans la toute nouvelle collection La bête noire dédiée aux Thrillers, polars et autres romans noirs.

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