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Quand nous étions heureux de Rebecca Coleman

Le 23/06/2014

Synopsis :

Jill et Cade, vingt et un ans, sont étudiants et amoureux. Ils semblent promis à un avenir radieux. Malgré leur relation fusionnelle, Cade refuse de présenter Jill à sa famille, qui vit dans un coin reculé du New Hampshire. Lorsque Jill tombe enceinte, ils décident de passer l’été là-bas. Bien que la famille de Cade se révèle très éloignée de celle dans laquelle elle rêvait d’élever son enfant, Jill parvient à établir une relation avec chacun de ses membres. Eddy, le père de Cade, diminué par une attaque ; Candy, la sœur aînée, très croyante ; Dodge, le beau-frère, réactionnaire et raciste ; Leela, la mère qui passe ses journées à confectionner des drapeaux américains destinés aux familles de soldats. Mais c’est surtout d’Elias, le frère de vingt-trois ans, jeune vétéran souffrant de stress post-traumatique, que Jill se rapproche. Entre eux, une complicité ambiguë va s’installer. Peu après que Jill a accouché, Elias se tire une balle dans la tête. Cet événement tragique bouleverse la famille et les projets de Jill et Cade, qui renoncent alors plus ou moins tacitement à leurs rêves. La situation empire, jusqu’au basculement final dans la tragédie.

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Les premières lignes :

Par la porte ouverte, je voyais mon mari en plein travail, juste devant la remise, le dos de son tee-shirt barré de sueur dans la chaleur de juin. Tandis qu’il serrait l’étau , des particules de sciures et de grenaille rebondissaient sur ses bras robustes. Il portait une casquette à la visière en bec de canard et de lourdes chaussures de sécurité en cuir…

Mon avis :

Ce roman est bien noir et sombre, je m’y attendais c’est vrai, la quatrième de couverture laisse présager un drame qui va venir bouleverser les protagonistes de l’histoire, mais pendant toute ma lecture j’ai espéré ou plutôt j’ai voulu croire qu’il en irait autrement.

Tout commence par une jolie histoire d’amour entre Jill et Cade, ils sont beaux, ils sont jeunes (21 ans), et ils ont l’avenir devant eux. Cade se destine à une carrière politique. Il bosse très dur pour y arriver. Mais voilà Jill tombe enceinte. Ils vont devoir changer leur plan de carrière. Jill est orpheline, elle a perdu sa mère, il y a trois ans et n’a jamais connu son père. Elle ne peut donc compter que sur la famille de Cade. Elle ne les connait pas, son fiancé ayant toujours repoussés les présentations. Mais maintenant, il n’y a plus le choix.

Cade a une sœur qui est mariée et à des enfants.  Il a également un frère Elias qui vient de revenir de l’Afghanistan. Il souffre malheureusement du syndrome post traumatique, et s’enfonce peu à peu dans la mélancolie, la solitude et la dépression.

J’ai eu un peu de mal, avec la famille de Cade (j’ai bien compris que c’est un choix de l’auteure), en particulier avec la sœur aînée de Cade et son mari Dodge, un être vraiment exécrable et raciste de surcroît. Il est persuadé qu’une troisième mondiale va avoir lieu, et il pousse sa famille à stocker tout un tas de vivres et de matériel de première nécessité dans la cave de la maison.

Au début, Jill a tendance à rester en retrait, puis peu à peu elle va essayer de se rapprocher d’Elias et de Leela, sa future belle-mère.

J’ai eu aussi un petit peu de mal avec la construction du roman qui change d’époque et de point de vue très souvent, mais le problème c’est que du coup j’ai eu souvent un peu de mal à me situer dans l’histoire. Je devais parfois retourner en arrière de quelques lignes, pour prendre des points de repères.

J’ai vraiment apprécié le personnage d’Elias, le plus torturé, mais justement, j’avais presque envie de l’aider. Malheureusement là encore, j’ai trouvé qu’il n’était pas assez mis en avant.

L’ensemble m’a tout de même plu, même si ce roman est bien sombre, on assiste peu à peu au naufrage de l’ensemble de cette famille, sans pouvoir rien faire pour les aider. Un roman terriblement triste mais malheureusement qui colle à la triste réalité de notre monde, en effet la vie n’est pas toujours rose. Durant toute ma lecture, un sentiment de malaise et de catastrophe imminente ne m’a pas quitté.

Je remercie encore Les Editions Presses de la Cité pour leur confiance. J’ai vraiment apprécié ma lecture même si certaines choses m’ont un peu déçue.

Quand nous étions heureux est disponible dans votre librairie depuis le 5 juin 2014.

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4 réflexions au sujet de « Quand nous étions heureux de Rebecca Coleman »

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