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Entre deux silences de Maria Paola Colombo

Le 30 mars 2014

Synopsis :

Quel avenir attend Cica quand elle survit à la mort par noyade que sa mère avait choisie pour elle ? La peur de l’eau. Une peur viscérale, qu’il s’agisse de la mer ou d’un mince filet au robinet. « Cica » est le surnom dont les enfants de la colonie de vacances l’ont affublée à cause des deux marques qu’elle porte sur le dos, comme les cicatrices d’ailes déchirées. Elle est née dans une petite ville du nord de l’Italie, elle a pour compagnon un chien loup et les livres prêtés par une voisine, une grosse dame solitaire et généreuse qui sait garder les secrets.

Comment mener une vie normale quand on est atteint du syndrome de Down ? Aîné de trois frères et soeur, Walker est né un jour d’été, dans les Pouilles, avec un chromosome en plus. Bien que sa famille attentionnée l’entoure et le chérisse, s’efforçant de lui offrir une vie normale, Walter sait qu’il est différent. Les yeux d’Angelo, son frère cadet, le lui rappellent chaque jour.

Cica et Walter ne se connaissent pas, ils ne savent pas qu’ils ont la même innocence, la même audace: deux âmes légères et obstinées comme deux pousses de chiendent. Tandis que la bobine de leur vie se déroule, ils ignorent qu’une nuit d’octobre les attend : une rencontre explosive et révélatrice, un de ces rares moments capables d’illuminer l’obscurité et d’enfin faire imprimer sur la pellicule le négatif de l’amour.

entre deux silences

Les premières lignes :

Cica n’entre pas dans la mer avec les autres. Elle a les yeux mi-clos à cause du soleil perpendiculaire qui blanchit la plage marronnasse parsemée de mégots. Elle aussi à l’air d’un mégot, plantée dans le sable, accroupie comme si elle était en train de faire pipi. Sur son dos, elle a deux marques en demi-lune, longue chacune d’une main, juste en dessous de ses omoplates pointues. C’est pour ça qu’on la surnommée Cica, à cause de ses deux cicatrices…

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Presses de la Cité pour m’avoir permis de découvrir ce livre. Il s’agit du premier roman de Maria Paola Colombo, qui a d’ailleurs remporté de nombreuses récompenses, dont le prix spéciale ELLE Italie. Je peux vous dire que pour moi, c’est grandement mérité !

Cica a cinq ans, c’est une petite fille un peu sauvage. Au début du roman, nous la découvrons en colonie de vacances au bord de la mer, ou elle tente de camoufler par tous les moyens sa peur terrifiante de l’eau. Au retour de ses vacances forcées (puisqu’elle n’avait pas du tout envie d’y aller), elle retourne vivre avec son père, seule. Ce dernier se contente du minimum vital pour sa fille, du moment qu’elle a à manger, à boire, qu’elle est habillée, tout va bien. Il n’a aucun geste d’amour pour elle, et surtout il ne reparle jamais de la mère de Cica. Et pourtant !!!! Cette dernière a besoin de comprendre, ce qu’il s’est passé, elle a besoin de garder des souvenirs de sa maman, ou encore d’un lieu ou se recueillir…
Cica est une petite fille intelligente, et très débrouillarde, elle va trouver le moyen d’obtenir des réponses, à la disparition de sa mère. Lors de ses sorties clandestines, jusqu’au cimetière, elle va rencontrer tour à tour, un homme, puis un chien qui sera son plus fidèle compagnon. Elle finira par se lier d’amitié, avec sa voisine, une vieille dame qui comme Cica, se sent bien seule.

Walker a neuf ans, il vit dans le sud de l’Italie, avec ses parents, son frère et sa toute petite soeur. Tout pourrait être au mieux dans la vie de Walker, s’il n’était pas atteint du syndrome de Down. Mai en fait, tout va bien dans la vie de Walker. Il sait qu’il est différent, mais il est heureux. C’est pour les autres, en fait que c’est difficile, en particulier pour son jeune frère Angelo, qui est parfois jaloux de toute l’attention portée à Walker. Il a également parfois honte des comportements inapproprié de son frère…

Durant la première partie du roman, nous suivons en parallèle la vie de Cica, et celle de Waker. Ce sont deux histoires complètement différentes. Elles sont toutes les deux aussi intéressantes l’une que l’autre.

Dans la seconde partie, dix ans ont passé. Cica vit toujours avec son père, mais ils habitent maintenant, le sud de l’Italie. Les deux histoires vont enfin se croiser.

Maria Paola Colombo écrit divinement bien, le ton est efficace, parfois légèrement cynique, parfois drôle, et parfois tout en émotion. Les personnages sont attachants. On découvre chez eux une blessure, que ce soit Cica, ou même son père. S’il est dur avec sa fille, on devine que malgré tout il l’aime, et que sa façon d’être si fermé, c’est sa manière à lui de survivre au drame qu’ils ont vécu. Angelo, le jeune frère de Walker est un autre exemple. Il aime son frère plus que tout, mais il a du mal à se faire une place dans sa famille, entre la différence de Walker et la petite dernière de la famille.

Il y a bien d’autres personnages croisés au fur et à mesure de ma lecture qui m’ont fait forte impression, des personnages souvent empreints de tristesse, ou de solitude qui vont se croiser pour trouver un peu de chaleur humaine et s’entraider.

Il s’agit d’un roman que je vous conseille absolument ! Un coup de cœur pour moi !

Ce livre a été publié aux Editions Presses de la Cité en mars 2014.

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9 réflexions au sujet de « Entre deux silences de Maria Paola Colombo »

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