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La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

Le 16 juillet 2013

Synopsis :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

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528 pages – ISBN n°9782070653768

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Les Editions Gallimard Jeunesse pour leur confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce livre à mon retour de vacances. C’est le premier livre que je reçois depuis que j’ai appris que j’ai la chance cette année de faire partie de leur équipe de chroniqueurs, et ça commence très fort, ce fût un énorme coup de cœur, un comme j’en ai rarement, un livre que je n’oublierai pas.

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Les fiancés de l’hiver est le premier opus de la saga La passe-miroir, écrit par Christelle Dabos, écrivaine française dont c’est le premier livre. Il a été choisi parmi 1362 titres, et a remporté le premier prix du roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse et RTL.

Il nous conte l’histoire d’Ophélie, une jeune fille quelconque qui a tout de l’antihéros. Elle n’est pas spécialement jolie, et n’est pas du tout coquette, elle se fiche complètement de son apparence. Elle est très maladroite, peu sûre d’elle-même. Mais Ophélie a deux pouvoirs. Le premier est son talent de liseuse, il lui permet de lire les objets et de remonter le temps jusqu’à ses différents propriétaires. Elle est également une passe-miroir, ce qui lui permet de voyager d’un endroit à un autre très rapidement.

Agathe se tourna vers la gérante du salon pour réclamer des épingles. Cet instant inattention était tout ce don Ophélie avait besoin. Elle remit précipitamment ses lunettes, empoigna son cabas et plongea tête baissée dans le miroir de la coiffeuse, à peine assez large pour elle.

Ophélie arrive à un âge ou elle devrait se marier, mais elle aime son indépendance. Mais après avoir éconduit deux prétendants, elle n’a d’autre choix que d’accepter de se marier avec Thorn, elle accepte donc à contre-cœur ses fiançailles.

– Nous t’accordons une dernière chance. Fais honneur à notre famille, gamine. Si tu échoues à cette tâche, si tu fais échouer ce mariage, je te jure que tu ne poseras jamais plus les pieds sur Anima.

 Avant d’aller plus loin, il faut que je vous parle un peu du monde dans lequel se passe ce roman.

La planète suite à un cataclysme dont on ne parle pas vraiment dans le roman s’est scindé en différentes arches flottants au dessus du noyau terrestre. Ces différentes arches sont un peu comme différents états dirigés par un esprit de famille, sorte de dieux immortels qui veillent sur un livre, un par arche.

Les esprits de familles régissent les lois des différentes arches, quand une décision est prise par l’un d’entre-eux, on doit obéir, c’est une obligation. Ophélie vit sur Anima, les habitants s’appellent les animistes. Sur cette arche, tout est vivant ou presque. Les objets obéissent, se réparent quand ils sont cassés, ont des humeurs. C’est très original. Sur Anima, les habitants sont tous d’une même et grande famille. Les animistes ont tous une spécialité avec un objet et se spécialisent en fonction de ce don.

Autour d’Ophélie, le vestiaire protestait de toutes ses armoires, furieux, de cette intrusion qui bafouait le règlement des archives. Les meubles grinçaient des gonds et tapaient des pieds. Les cintres s’entrechoquaient bruyamment comme si un esprit frappeur les poussait les uns contre les autres.

Thorn, le fiancé qu’on choisit à Ophélie, vit sur une autre arche, « Le Pôle ». Il y fait un froid glacial, toute l’année. Et comme sur notre Terre, il y fait nuit la moitié de l’année.La capital du Pôle c’est la Citacielle. Une ville de faux semblant, ou rien n’est vrai. Que ce soit les lieux, le ciel, le temps, ou même les gens…. Un monde de faux semblant avec un régime assez monarchique. Leur Esprit de famille est Farouk, un homme impérial, qui veille sur sa descendance divisé en plusieurs branches ennemies. Il y a les Dragons, la Toile, et les Mirages pour les principales. Ces « familles » ont toutes un pouvoir différent mais toujours mental.

En ce qui concerne les personnages, mis à part Ophélie que je vous ai présentée plus haut, il y a bien sur Thorn, le fiancé, un homme taciturne, et très cérébral. Il montre très difficilement ses sentiments. Et pourtant j’ai réussi à m’attacher à ce personnage comme à celui d’Ophélie. Il y a également la tante d’Ophélie, Roseline,  qui l’accompagne dans son voyage au Pole pendant la longue période de ses fiançailles, elle fait office de chaperon. Au début je l’ai trouvée agaçante tout comme la famille d’Ophélie d’ailleurs, mais ensuite j’ai fini par me prendre d’affection pour elle. Il y a également la tante de Thorn, la favorite de Farouk, l’esprit de famille du Pôle, un personnage que j’ai tantôt apprécié et tantôt détesté, je ne suis pas encore convaincue par cette dernière, je reste méfiante. Et il y en a tant d’autres, mais je ne vais pas tous vous les nommer.

Apathique.

C’est le premier mot qui lui traversa l’esprit en découvrant ce grand corps avachi sur son trône. Farouk se tenait assis à la façon des enfants qui s’ennuient, juste au bord du siège, coudes sur les accotoirs dos voûté jusqu’à la bosse.

L’écriture de Christelle Dabos est dense, et riche, ça fourmille de détails, mais c’est vraiment utile, tant le monde quel a imaginé est original et riche. J’avoue que sur la première centaine de pages, je me suis dit, oui, bof… Il faut dire que les personnages au premier abord, ne sont pas spécialement attachants, mais c’est une tromperie….

Une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus réussi à lâcher mon livre.  Complots, et intrigues voir empoisonnements et tentatives d’assassinats, sont le lot quotidien de la vie dans la Citacielle. Certains passages m’ont un peu fait penser à Harry Potter, mais en fait ce n’est que des sensations. Comme les salles qui peuvent disparaître, un peu à la façon de la salle sur demande, mais ici, il s’agit d’une pièce cachée dans une autre pièce, il faut d’ailleurs faire attention de ne pas s’y laisser enfermer à défaut de disparaître avec elle.

Une salle double.

Renard lui avait déjà parlé de ces pièces qui superposaient deux lieux dans un même espace. Seul Archibald possédait la clef qui donnait accès à chacun. Ophélie était prise au piège dans le doublon de la bibliothèque…

Je tiens à souligner le travail énorme qu’a du fournir l’auteure, tant les détails sont nombreux et les personnages et lieux sont soignés.

En bref, je vous recommande vivement ce livre, tant pour l’univers original, les personnages attachants mais aussi pour l’intrigue, les complots qui entourent le mariage arrangé entre Ophélie et Thorn. Je n’ai qu’une hâte c’est de découvrir la suite.

Ce livre a été publié aux Editions Gallimard Jeunesse en Juin 2013.

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17 réflexions au sujet de « La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos »

  1. Je suis très curieuse de lire ce roman, d’autant qu’on a suivi l’édition du livre ! J’ai reçu Animale pour ma part, mais du coup tu me donnes vraiment envie de lire ce roman ! 🙂

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