lectures 2013·Mes chroniques

Il faut laisser les cactus dans le placard de Françoise Kerymer

Le 02 mars 2013

Résumé :

Trois soeurs.

Marie, l’aînée, s’abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie de livres anciens et ses deux filles.

Anne, la cadette, vit en plein vent, au pied de son phare, à Port-Manech. Sculpteur qui n’a pas la chance d’être reconnue, elle dévore la vie, les hommes, et tente de joindre les deux bouts.

Lise, la benjamine, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s’accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie.

Toutes les trois s’étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Mais à sa mort elles doivent se pencher malgré elles sur leur héritage familial, comprendre cet homme silencieux, son histoire. Elles cherchent alors à repenser leur existence, leur relation, libres enfin de choisir ce qu’elles veulent vraiment.

De Paris aux côtes bretonnes en passant par la Méditerranée, une saga familiale vive aux multiples rebondissements.

Il faut laisser les cactus dans le placard

Mon avis :

Ce livre était depuis plusieurs années dans ma PAL, mais quand ma copine blogueuse Ingrid, d’Histoire du soir, a commencé à le lire, j’ai eu envie de le découvrir moi aussi.

Ce livre commence au décès du père de nos trois personnages principaux, à savoir Marie, Anne et Louise, trois sœurs, qui avaient complètement coupé toute relation avec ce dernier. Elles vont réagir chacune à leur manière à cet événement.
« C’est incroyable ce qu’une présence, même absente, peut peser lourd. »

Elles découvrent avec stupéfaction que leur père froid et autoritaire, menait apparemment une double vie. De nombreuses questions vont ainsi être soulevées surtout par Marie l’ainée. Les relations entre les trois sœurs sont également assez difficiles, notamment à cause de nombreux non-dits. Je ne désire pas trop en dire, sous peine de gâcher la lecture de ce roman. Elles sont toutes les trois fragiles à leur manière, et vivent chacune de façons totalement différentes. Marie vit en région Parisienne, avec son mari, un pianiste de renommée mondiale. Anne, la cadette, est une artiste, sculpteur, qui vit en Bretagne dans une maison isolée. Et Lise, la plus jeune, vit dans le sud de la France, seule avec son mari garagiste, depuis que son fils vole de ses propres ailes.

La construction de ce livre s’articule autour d’une alternance de chapitres, ou l’on change à chaque fois de protagoniste. Il s’agit donc d’un roman à plusieurs voix. Les paragraphes sont courts, il y a de nombreux dialogues. L’écriture est fluide et très rythmée.
Les descriptions de paysages de Landes Bretonnes sont sublimes.
« C’est chez moi ici, depuis le temps. J’ai trouvé mon équilibre, sans l’aide de personne. Ici, tout se crée et se recrée en permanence, l’air, l’eau, la terre, tout vit à l’unisson et se combine en d’innombrables harmonies. Nulle part ailleurs, je n’ai senti une telle dimension du possible. »

Mon personnage préféré est celui de Lise, la plus fragile, au début du roman, on la sent prête à lâcher prise, prête à renoncer, et à commettre l’irréparable. Puis, peu à peu, elle va se remettre en question, et reprendre étape par étape goût à la vie.
« Je suis la fille de ma mère, la femme de mon mari, et la mère de mon fils.
Et à part ça, je suis qui? »

Françoise Keryner, nous livre ici, un véritable questionnement sur les relations familiales, sur les secrets, et les non-dits, et les réactions enchaînent qui en découlent, mais toute vérité est-elle bonne à dire ????

Ce livre a été publié aux Editions Pocket en 2012.

Ma note : ♪♪♪♪

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